RGPD

L’entrée en vigueur du Règlement Général sur la Protection des Données « RGPD » oblige les entreprises à renforcer la sécurité de leurs systèmes informatiques. Cela ne vise pas uniquement à se prémunir contre les tentatives de piratage. Effectivement, cette démarche a aussi pour but de protéger les droits individuels des citoyens sur leurs données personnelles. Seulement, bon nombre de dirigeants ignorent encore les opérations à effectuer. Ci-dessous ce qu’il faut savoir à ce sujet.

Quelles sont les obligations des entreprises en matière de protection des données ?

Le RGPD est le fruit de plusieurs années de discussions entre les Etats membres de l’Union européen. Constatant une hausse inquiétante du nombre de violations de données et d’abus commis par les entreprises, les législateurs de différents pays ont adopté ce règlement d’un commun accord. Ce texte accorde à tous les citoyens des libertés plus étendues sur les informations qui les concernent. Ainsi, ils peuvent exiger la suppression ou la rectification des données sur leurs identités. Par ailleurs, les particuliers peuvent désormais porter plainte auprès de différentes autorités si leur volonté ou leurs droits ont été bafoués. Les Français se tourneront principalement vers la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL). Cette entité veille à l’application de toutes les dispositions du RGPD. Elle est aussi habilitée à sanctionner les structures récalcitrantes.

Cette réglementation s’applique à pratiquement tous les établissements qui emploient un système informatique. Dès qu’une structure collecte, stocke ou traite des informations concernant des tiers, elle est dans l’obligation de se conformer au RGPD. Ce dernier oblige notamment les intéressés à mettre en place une infrastructure apte à sécuriser les données. Les grandes entreprises doivent également recruter un Data Protection Officer « DPO ». Ce professionnel s’assurera qu’aucune faille de sécurité ne menace l’intégrité des données.

Les mesures concrètes pour se conformer au RGPD

A vrai dire, les étapes à suivre dépendent de plusieurs facteurs telles que la nature des activités de l’enseigne ou encore la quantité de données stockées. D’une manière générale, il faudra cependant mettre en place un registre de traitement. Celui-ci répertorie tous les processus en cours et permettra d’identifier les anomalies. Ce répertoire sera aussi indispensable pour agir selon la volonté des particuliers dans le cas où l’on reçoit une demande de suppression ou de rectification. Cette infrastructure permettra également de respecter le principe d’accountability. Celui-ci prévoit que les responsables prouvent la conformité du système informatique en cas de contrôle. Présenter le registre suffira dans la majorité des cas à éviter les sanctions les plus lourdes.

Néanmoins, mieux sécuriser les données personnelles des clients implique quelques changements dans la manière d’exécuter certaines tâches. L’accompagnement d’un DPO sera alors indispensable pour garantir l’intégrité des données et respecter les droits individuels des clients. Ce professionnel dispensera de précieux conseils aux dirigeants. Par ailleurs, il transmettra différents documents à la CNIL pour prévenir des inspections qui pourraient perturber les activités de l’établissement.

Pour se conformer au RGPD PME et bénéficier d’une aide extérieure, il suffit donc de contacter l’une des nombreuses agences pouvant fournir un DPO qualifié. Ces structures disposent désormais de leurs propres sites web. Ainsi, on fera ses recherches sur internet.

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