soutien psychologique travail

Le bien-être au travail doit être le nerf de la guerre pour tout employeur, aussi bien physiquement que psychologiquement. Or, il arrive que des situations exceptionnelles puissent intervenir, provoquant stress et détresse et générant des réactions post-traumatiques selon la gravité de l’événement. Afin de préserver la santé psychologique de l’individu et éviter tout risque psychosociaux, il est nécessaire de proposer une assistance et un soutien aux collaborateurs afin de les aider à surmonter les épreuves les plus difficiles.

L’intérêt de créer une cellule de soutien

Si le bien-être physique est facile à appréhender, l’aspect mental est bien plus délicat à analyser. En effet, nous n’avons pas tous la même résistance et certains ont besoin de se sentir à la fois écouté, reconnu et surtout soutenu par leur employeur. En effet, ces sentiments positifs ont un impact significatif sur la vie de l’entreprise : un salarié développera loyauté et fidélité autour de la marque, contribuant ainsi à une productivité accrue.

Pourtant, ce même salarié peut être plus fragile psychologiquement parlant. Lors d’un événement traumatisant (décès d’un collaborateur ou d’un proche, fermeture d’un site, etc.) ou des situations plus graves (prise d’otage, attentat, suicide, etc.), il est primordial d’ouvrir une cellule de crise afin de veiller à sa stabilité émotionnelle. En effet, laisser un collaborateur gérer lui-même cette situation peut entraîner des problèmes de santé graves et impacter sa vie professionnelle comme personnelle.

Parmi les problèmes de santé, on recense par exemple l’insomnie, la colère, le déni, l’isolement, mais peut aussi entraîner des réactions plus graves comme la violence ou la dépression. Sur le plan professionnel, le soutien psychologique au travail peut mettre en préserver la productivité et limiter les risques psychosociaux des collaborateurs :

  • absentéisme / retards
  • productivité réduite
  • conflits entre collaborateurs
  • non respect du règlement

En conséquence, il est important de maintenir un cadre bienveillant et rassurant au travail et de proposer à ceux qui le désirent une cellule de crise afin que chacun puisse s’exprimer et extérioriser ses sentiments.

Qui compose l’équipe de gestion de crise ?

La création d’une équipe de crise doit être l’initiative de l’employeur ou de son représentant. Il doit être accompagné d’un médecin ou d’un psychologue du travail, ainsi que le secrétaire du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et/ou du délégué du personnel. Ensembles, ils devront évaluer la gravité de la situation et réfléchir aux actions à mettre en place afin de préserver la santé mentale des collaborateurs. Cette équipe est en mesure de proposer une cellule de soutien psychologique individuelle ou collective, ouverte ou non à la famille et aux proches et doit assurer l’annonce de l’événement, autant en interne que pour la partie médiatique.

Ceux-ci ont également des obligations administratives à respecter :

  • Déclarer l’accident à la CPAM (qui informera l’inspection du travail)
  • Informer le médecin du travail s’il n’a pas pu être dans l’équipe de crise
  • Envoyer avec une photocopie de la partie supérieure du certificat de décès
  • mentionnant l’heure du décès
  • Réunir rapidement un CHSCT extraordinaire ou les délégués du personnel pour analyser l’accident
  • Récupérer certains documents dans les plus brefs délais (contrat de travail, qualification de la victime, formations, document unique, aptitude médicale, etc.)

Adapter le soutien selon la situation

Afin de préserver le cadre bienveillant et rassurant, il convient de créer un espace de parole. le collaborateur pourra alors parler directement à un professionnel en tête à tête ou faire partie d’un groupe de soutien. Les canaux oraux et écrits peuvent être sollicités selon les besoins et la gravité de la situation. Si l’oral permet de créer un sentiment de proximité et d’exprimer sans filtre ses sentiments, l’écrit peut également être une source de soutien et permet aux plus timides / réservés de verbaliser leurs émotions sans déformation.

Le but d’une cellule psychologique est de montrer aux collaborateurs que l’employeur a à cœur leur bien-être émotionnel. Pour l’employé, il se sent écouté et reconnu.

 

 

 

 

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