En cette période de crise sanitaire, les professionnels de l’armée qui le composent n’hésitent pas à donner un coup de main au gouvernement et aux professionnels de santé. Ils font de leur mieux pour sensibiliser les gens sur les gestes barrières à respecter au quotidien et ils se déplacent pour distribuer de la nourriture et des matériels de protection dans différentes régions. Le BIR ou Bataillon d’Intervention Rapide est une unité d’élite pour la sécurité au Cameroun. Il existe depuis les années 1999 et il regroupe actuellement près de 5 000 hommes. En général, il intervient pour assurer la sécurité de la population et du président camerounais. Puis, il participe aussi à la lutte contre les coupeurs de route et BokoHaram dans l’extrême nord.

Les force militaires sont envoyés en guerre contre le coronavirus

Il s’agit sans nul doute d’une approche inédite, mais qui s’explique par la situation du Cameroun. Le pays qui reste un pôle de stabilité politique dans l’Afrique centrale, souhaite mettre en œuvre une politique de prévention et de soin. Cependant, de nombreuses régions du pays restent difficiles d’accès : route bloquée par des chutes d’arbres dans la forêt tropicale, voies impraticables, distances importantes avec les communautés éloignées, sont autant de facteurs nécessitant l’aide du BIR, le Bataillon d’Intervention Rapide. En assurant cette mission sanitaire, le BIR permet l’acheminement des tests nécessaires et du matériel médical indispensable aux malades du coronavirus. Pour cette unité d’élite, cette opération n’est pas sa première mission à caractère humanitaire. Elle a déjà été mobilisée de nombreuses fois afin d’apporter nourriture et matériel de survie aux populations des régions touchées par le terrorisme. Dans sa lutte contre la pandémie, le gouvernement de Yaoundé, applique les directives de l’OMS, visant à tester sa population au maximum de sa capacité. Ainsi, les malades traités précocement reçoivent de l’hydroxy-chloroquine et sont placés en quarantaine dans des hôpitaux de campagne installés par l’armée camerounaise. Aucun doute que ce traitement de c

Le BIR aide les soignants

Selon les statistiques, le Cameroun est le deuxième pays le plus touché par le Covid-19 en Afrique subsaharienne. Le premier cas a été reconnu officiellement le vendredi 06 mars dernier et depuis, le virus n’a pas cessé de se propager.

En raison du manque d’information et de formation des soignants, le coronavirus est souvent confondu avec le paludisme dans le pays. Ce qui fausse les chiffres et ce qui rend la situation encore plus difficile à maîtriser. Heureusement que le gouvernement a décidé de mobiliser le BIR pour renforcer la lutte contre le coronavirus.

Le BIR arme les populations de Mbotoro

Le mois dernier par exemple, le BIR a offert des kits hygiéniques à cinq villages de l’arrondissement de Mbotoro, dans le département de la Kadey. Ainsi, les populations de Zamboye, Omdjiki, Gbiti et Toktoyo se sont réunis dans le village de Oulli pour recevoir des seaux avec robinet, des savons, des bouteilles d’eau de javel, des gels désinfectants et des masques en tissu lavables. C’est un geste qui matérialise bien le lien Armée-nation et qui consolide aussi la lutte contre la pandémie au Cameroun.

En guerre contre le coronavirus, le Cameroun envoie les forces militaires

Il s’agit sans nul doute d’une approche inédite, mais qui s’explique par la situation du Cameroun. Le pays qui reste un pôle de stabilité politique dans l’Afrique centrale, souhaite mettre en œuvre une politique de prévention et de soin. Cependant, de nombreuses régions du pays restent difficiles d’accès : route bloquée par des chutes d’arbres dans la forêt tropicale, voies impraticables, distances importantes avec les communautés éloignées, sont autant de facteurs nécessitant l’aide du BIR, le Bataillon d’Intervention Rapide.

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